Avis « Acquanera » de Valentina D’Urbano

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Vous trouvez que vous avez trop de secrets de famille, que vos relations familiales sont compliquées ? Il y a surement plus complexe dans le petit village de Roccachiara…

Résumé »

Après dix ans d’absence, Fortuna retourne à Roccachiara, le village de son enfance perché dans les montagnes du Nord de l’Italie, qu’elle croyait avoir définitivement abandonné. La découverte d’un squelette qui pourrait être celui de sa meilleure amie, Luce, lui a fait reprendre le chemin de la maison. C’est l’occasion pour la jeune femme de revenir sur son histoire, de régler ses comptes avec le passé et en particulier avec sa mère, la sauvage Onda dont elle n’a jamais été aimée.

Ainsi débute ce récit sur quatre générations : quatre générations de femmes – Clara, Elsa, Onda et Fortuna – qui ont vécu en autarcie année après année, privées d’hommes, marquées comme au fer rouge par d’étranges dons qui les ont placées en marge de leur communauté. Au terme de cette plongée aux origines, Fortuna pourra-t-elle s’engager sur le chemin de la reconstruction et de la réconciliation ?

Acquanera aborde avec force et sensibilité les thèmes des relations maternelles et filiales, de la transmission, de la mort, de la différence et de l’amitié. Avec ce deuxième roman symbolique et poétique, Valentina D’Urbano confirme son singulier talent.

Auteur : Valentina D’Urbano |  352 Pages  | Éditions Philippe Rey

Lancez-vous si : vous aimez le surnaturel, l’Italie, explorer d’autres relation mère fille

Passez votre chemin si : vous n’aimez pas les cimentières et les remèdes de grand-mère

Selon moi :

J’ai choisi de lire ce roman car il fait partie de la sélection pour le Prix littéraire CEZAM Inter CE et puis vu le titre et le nom de l’auteur ça se passe en Italie, pays que j’affectionne énormément donc un très bon a priori (qui se confirmera!).

L’histoire se passe donc en Italie, uniquement dans un bled paumé, j’ai nommé Roccachiara, qui n’existe pas réellement (oui oui j’ai vérifié pour vous^^).

Les personnages sont donc assez restreints et à 90% féminins. La place de l’homme m’a frappée dans ce roman, il est relégué carrément à l’arrière-plan, limite il fait partie du décor et c’est un très bon point. On suit tour à tour l’histoire et le ressenti de Clara, Elsa, Onda et Fortuna (de la plus âgée à la plus jeune) qui ont vécu plus ou moins en même temps sous le même toit.

On commence par Fortuna qui revient au village de son enfance suite à la découverte d’un corps. On aurait pu alors s’attendre à partir vers une enquête policière ou alors remonter uniquement dans le passé de Fortuna pour savoir ce qui l’a ramenée à Roccachiara. Cela aurait été beaucoup trop simple.

On va en fait découvrir le passé des membres de sa famille, comment ils se sont construits, comment ils ont grandi, noué des liens…tout ça combiné aux étranges pouvoirs de sa mère, grand-mère et Clara, le comportement étrange du lac (acquanera = eau sombre.. vous faites le lien 🙂 ) qui n’aident pas du tout Fortuna à avoir une enfance « classique ». L’histoire de Luce, amie de Fortuna, vient ensuite se mêler au récit et à la fin on comprend enfin le pourquoi du comment. Le passé rattrape le présent.Tout au long du récit j’avais l’impression de flotter dans une atmosphère un peu brumeuse entourée de mystère mais aussi un peu étrange voire irréelle..

J’ai vraiment été impressionnée par l’impact de la relation mère-fille sur une personne, comme elle peut affecter une vie entière. J’ai admiré le courage de chaque personnage, sa force de caractère qui est magnifiquement racontée par Mme D’Urbano. Je vais me laisser tenter par son premier roman mais je vous conseille de découvrir celui-ci 🙂

(Après lecture d’Acquanera je dois dire que la couverture est extrêmement bien choisie…pour l’image du village il se trouve dans les Cinq Terres en Italie, c’est comme ça que j’imagine Roccachiara)

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