Le dernier hyver de Fabrice Papillon : à lire en toute saison !

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Résumé : »

Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand œuvre et visent à accomplir son dessein.
Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la « crim » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au cœur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou « le dernier Hyver » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

Auteur : Fabrice Papillon | 648 Pages | Édition : Points pour moi mais il existe chez Robert Laffont ou Belfond)

Lancez-vous si :  vous voulez partir dans une aventure hors du commun, découvrir un « nouveau » talent, vous trouvez que les polars se ressemblent

Passez votre chemin si vous vouez un culte à Dan Brown, êtes sensible à un peu d’hémoglobine, êtes hermétique à l’Histoire

Selon moi :

Cette pépite est arrivée entre mes mains grâce à ma participation au jury polar des Editions Points 🙂 Je ne vous cache pas que c’est celui qui m’a le plus marqué et… que c’est lui qui a remporté le Prix du meilleur polar des lecteurs de Points 2018 ! 🏆

Dès les premières pages de ce roman le lecteur assiste au meurtre d’une femme dans l’Antiquité, Hypatie. Ce sera l’élément déclencheur de la suite de l’histoire. On atterrit ensuite sur une nouvelle affaire de meurtre cette fois en plein Paris, de nos jours…

Petit à petit des liens se tissent entre ces deux cas, on change d’époque régulièrement, à travers les chapitres. Ces voyages dans le temps sont toujours extrêmement détaillés. Nous croisons la route de plusieurs personnages historiques que l’auteur a su rendre vivants. Il réussit à leur insuffler une vraie personnalité et pas seulement en mentionnant les œuvres qui lui sont attribuées.

En parallèle du côté historique se développe toute une partie scientifique qui est également parfaitement maîtrisée en lien avec la naissance même de l’être humain sans vouloir en dire trop…C’est vraiment ce qui fait la réussite de ce roman selon moi : la parfaite maîtrise des 3 éléments : le polar, la science, l’histoire. Cela donne parfois des sensations étranges, on ne sait plus si on se trouve dans la réalité ou dans la fiction

En effet côté polar on est servis également, des meurtres, une enquête en cours, des trahisons, la morgue mais également du stress, du suspense, des courses poursuite, des armes, de la torture (chasse aux sorcières oblige). Les dialogues portent et je ne me suis jamais ennuyée à la recherche du dernier hyver.

L’explication se trouve peut-être sur le site de l’auteur :

« Le dernier hYver », aux éditions Belfond, est son premier roman. Pour l’écrire, il a puisé dans vingt années d’enquête dans les laboratoires du monde entier, et s’est inspiré de ses nombreuses rencontres. Il a également enquêté 18 mois auprès de la PJ, de la police technique et scientifique, des ingénieurs des carrières souterraines de Paris, des médecins et anthropologues légaux etc. pour rédiger un propos d’une grande crédibilité. Enfin, grâce à ses études d’histoire, il a compulsé de très nombreux documents anciens pour alimenter les chapitres historiques du thriller, de l’Antiquité au XXè siècle.

Enfin un denier point que je veux mettre en avant : le féminisme. Ce roman met en lumière les femmes, connues et méconnues qu’elles soient fictives ou qu’elles aient existé. Elles ne sont pas des objets, ne servent pas pour la décoration, elles ont un vrai rôle à jouer. M. Papillon l’écrit bien et c’est beaucoup trop rare dans les romans. Il parle du patriarcat, de chasse aux sorcières, des Amazones, de la procréation, des inégalités hommes-femmes.

En deux mots : Lisez-le 😍

Vous découvrirez alors le mystère de ce fameux Hyver avec un « Y » !

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