Le bureau du jardin et des étangs de Didier Decoin, récompensé au Salon du Livre de Vannes

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 Hello,
Voici donc le grand gagnant de la sélection de livres pour le Prix du Salon du livre de Vannes

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Résumé »

Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n’empêche pas Katsuro de se noyer. C’est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu’à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa.
Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de riz, Miyuki entreprend un périple de plusieurs centaines de kilomètres à travers forêts et montagnes, passant de temple en maison de rendez-vous, affrontant les orages et les séismes, les attaques de brigands et les trahisons de ses compagnons de route, la cruauté des maquerelles et la fureur des kappa, monstres aquatiques qui jaillissent de l’eau pour dévorer les entrailles des voyageurs. Mais la mémoire des heures éblouissantes vécues avec l’homme qu’elle a tant aimé, et dont elle est certaine qu’il chemine à ses côtés, donnera à Miyuki le pouvoir de surmonter les tribulations les plus insolites, et de rendre tout son prestige au vieux maître du Bureau des Jardins et des Étangs.

Auteur : Didier Decoin | 396 Pages |  Éditions : Stock : | Prix du livre de Vannes 2017 – Prix des lecteurs de L’Express BFMTV

Lancez-vous : si vous aimez être surpris, le Japon et les métaphores
Passez votre chemin : si vous voulez des arts martiaux ou des rebondissements en pagaille

Selon moi :

Je m’éloigne un peu plus du Young Adult avec le premier livre de Didier Decoin et c’est une bonne chose ! Pour ma part je me rappellerai de cette lecture pendant un moment je pense qu’elle a aussi marqué les esprits des autres membres du jury. Explications :

L’auteur nous emmène lentement mais surement au fin fond du japon médiéval avec son héroïne Miyuki. Celle-ci doit absolument achever la dernière livraison de carpes de son défunt mari à la capitale pour le fameux bureau du jardin et des étangs. Sur le papier ça ne donne pas forcément envie de dévorer ce roman…

Pourtant tout au long du périple de Miyuki on découvre ce Japon avec ces coutumes étranges dans lequel on plonge inexorablement. On y fait des rencontres étranges, on observe des rituels peu ordinaires, des réflexions peu communes et surtout on aiguise nos narines devant toutes les métaphores olfactives de l’auteur. En effet on retrouve mille et une citations en lien avec l’odorat et c’est assez étrange mais tellement imagé que l’on voit exactement ce que veut dire l’auteur :

Tu parles comme si mille crapauds puants sautillaient dans ta bouche ! (dixit son mari trouvant qu’elle parle un peu trop comme un homme)

Des croyances en pagaille :

…la nuit du Singe, où il est surtout recommandé de ne surtout pas céder au sommeil, car, cette nuit-là, des vers s’introduisent dans le corps des personnes assoupies afin de leur dérober leurs secrets les plus inavouables

On ressent le travail de recherche immense qu’a accompli l’auteur derrière son œuvre. J’en suis même venue à me demander si M. Decoin n’avait pas passé une dizaine d’années au Japon pour assimiler toutes ces informations ! Au delà du Japon c’est également une histoire pleine de poésie, d’amour et d’érotisme (oui il faut le dire certaines pratiques sont pour le moins étranges, je vous laisse découvrir…)

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