« Les mots entre mes mains » de Guinevere Glasfurd : le portrait d’Helena, extraordinaire et méconnue #MRL16

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Résumé »

Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle.

Auteur : Guinevere Glasfurd (premier roman) | 448 Pages  |  Éditions : Préludes

Lancez-vous si : vous voulez découvrir Descartes sous un autre angle, si vous voulez découvrir le portrait d’une femme extraordinaire

Passez votre chemin si : le terme de romance historique vous hérisse le poil…

Selon moi :

capture  l’image de celui que réalise Helena, l’héroïne de cette romance historique avec René Descartes, je souhaite vous présenter cette chronique sous forme d’abécédaire.

Bien sûr il me faut tout d’abord remercier Priceminister pour m’avoir fait parvenir ce romans dans le cadre de son opération des Matchs de la rentrée littéraire 2016.

Cette héroïne, Helena, possède des capacités peu communes pour les femmes de son époque (curiosité, maîtrise de l’écriture et de la lecture, dessin) qui vont lui permettre de se faire remarquer auprès de son employeur M. Sergeant puis de M. Descartes alors hôte de passage.

Descartes est ici présenté comme passionné par son travail de recherche sur sa fameuse méthode mais aussi comme quelqu’un qui peut être très sociable et attentionné, même attirant (!) ce qui va à l’encontre de toutes les représentations que l’on peut s’en faire. Pour moi Mme Glasfurd l’a dépoussiéré et m’a même donné envie de lire ses écrits.

Et n’oublions pas de présenter Betje la servante hollandaise voisine d’Helena qui deviendra sa meilleure amie.

Français et hollandais sont ici deux langues qui s’entremêlent avec en fond plusieurs villes hollandaises, chacune avec une atmosphère qui lui est propre.

Guinevere Glasfurd démontre ici un formidable travail de recherche sur les us et coutumes de l’époque, notamment sur ce qu’être une servante signifiait (les gages, les tâches ménagères, la cuisine…). J’ai d’ailleurs lu qu’elle avait une formation en recherche historique et qu’elle s’était rendue dans les villes citées dans son roman. Il n’en est que meilleur, sans aucune fausse note.

Helena est un personnage très attachant qui va se battre pour sortir de sa condition et se faire une place dans ce monde d’hommes où ce sont eux qui décident de tout.

Il y a souvent eu, au cours de ma lecture, des interrogations sur la part de réel et de fiction dans cette histoire d’amour peu commune, l’auteur s’en explique dans les annexes (ouf!)

Je trouve le tout très cohérent en tout cas, les informations manquantes ont été comblées avec brio et s’imbriquent très bien les unes dans les autres.

Knecht, le valet en hollandais désigne ici Limousin : personnage antipathique par excellence qui m’a fait penser à Severus Rogue à plusieurs moments ^^

L‘enfant (je n’en dirai pas plus) occupe également une place centrale dans le roman.

Maintenu à l’abri des regards indiscrets cet enfant aura une destinée très particulière à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Naturellement, vu le titre, les mots et l’écriture occupent une place centrale ici, j’ai beaucoup aimé les leçons d’écriture et de lecture d’Helena à Betje. Descartes joue également un rôle très important dans l’apprentissage d’Helena

On se rend compte alors qu’à cette époque les femmes ne sont pas du tout éduquées, les hommes n’en voient absolument pas l’intérêt…et c’est assez fou !

Pas une seule fois cependant Helena ne renoncera dans sa quête des mots, elle enrichit son vocabulaire et améliore sa technique tout au long du roman.

Quel personnage féminin fort ! Avec un petit air à la Jane Eyre peut être, elle aurait pu devenir maîtresse d’école

Rien à voir avec une simple servante qui s’amourache d’un beau penseur en tout cas, c’est ce qui m’a plu.

Souvent leur relation connait des hauts et des bas, elle n’est pas parfaite et n’est jamais mièvre ou fleur bleue.

Tout le côté secret est aussi en surimpression, on se dit qu’aujourd’hui une telle relation, avec les réseaux sociaux, aurait du mal à rester cachée…

Un peu plus d’infos sur l’avenir de son frère et de sa mère est tout ce qu’il m’a manqué.

Vous l’aurez compris ce livre est un vrai coup de cœur pour moi. A la fin j’ai eu envie de dire :

Waouh

X (C’est à vous de trouver pour cette lettre ! Je sèche !)

Y‘a plus qu’à vous le procurer !

Z‘êtes sur(e)s de passer un bon moment !

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capture2Un petit jeu avant de nous quitter, quel est le lien entre ces aliments :

  • ils n’existaient pas à l’époque d’Helena
  • ce sont les spécialités d’Helena en cuisine
  • ils ont été testés par Helena pour écrire ou en support

Réponse »

la dernière proposition 🙂

7 réponses à “« Les mots entre mes mains » de Guinevere Glasfurd : le portrait d’Helena, extraordinaire et méconnue #MRL16”

  1. Enigma

    Très sympa la forme de ton article! 😉

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    • Owlygirl

      Merci 🙂 C’est vrai que ça change, je ferai peut-être d’autres articles « hors-norme », ça booste ma créativité !

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  2. Morgana (Deedr)

    Waouh ! J’aime énormément la forme de ton article, excellente idée 🙂
    Moi aussi, j’ai apprécié ce roman !

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  3. Tag #1 : Le BookFangirling Blog Award

    […] est la chronique que tu as le plus aimé écrire ? Je dirai que c’est celle sur Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd qui est en forme d’abécédaire, c’est un roman qui m’a […]

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  4. Parthenia

    Alors là, bravo pour la présentation de ton billet que je trouve très originale ! Franchement, je suis surprise et déçue que tu n’aies pas été retenue parmi les gagnantes (car sans vouloir dénigrer le travail de ces dernières, certaines n’ont pas fait l’effort à mes yeux d’écrire un article sortant de l’ordinaire)…
    J’ai lu le livre donc je ne répondrai pas à la question de ton petit jeu !! 🙂

    Encore une fois, bravo pour ta créativité !

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  5. Owlygirl

    Hello, merci beaucoup pour ton commentaire 🙂
    Je retenterai l’année prochaine mais c’est vrai que les choix du jury sont parfois étranges ^^

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  6. #MRL17 Le camp des autres de Thomas Vinau, très belle découverte 🌳

    […] la rentrée littéraire avec Priceminister, l’an dernier j’avais lu avec grand plaisir Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd. Cette année c’est donc Thomas Vinau que j’ai choisi de […]

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